Le Rebirthing

 

 

" Le Rebirth (ou Rebirthing) est une technique visant le mieux-être de la personne en utilisant une respiration spécifique.

Cette respiration, vécue consciemment, se caractérise par une inspiration dynamique, une expiration relâchée, reliées l’une à l’autre sans pause.

Cette respiration s’inscrit dans un cycle qui dure en moyenne 45 minutes et se termine naturellement par une phase d’intégration. "

 

 

DÉFINITION

Cette définition a été élaborée lors de la troisième rencontre des formateurs organisée par l’AFR en février 2003

Notre respiration est un reflet de notre état d’être et de notre santé, et si les éléments physiologiques sont enrichissants à connaître, ils ne doivent en rien nous faire oublier qu’il s’agit surtout d’une "expérience à vivre".

 

HISTORIQUE

Depuis des millénaires, les grandes traditions - yogique, soufie, taoïste, zen, amérindienne, chamanique…- utilisent la respiration consciente pour le bien-être, l’expansion de conscience ou l’évolution spirituelle .

En Occident, c’est Leonard Orr (USA), passionné de métaphysique et de pratiques de purification qui, dans les années 1975, initia l’enseignement de cette Respiration Consciente, après une dizaine d’années d’observations personnelles .

Le terme de Rebirthing (en anglais "processus de renaissance") y fut associé au début car de nombreuses expériences faites alors en baignoires ou en petites piscines d’eau chaude (hot tub) se sont accompagnées de revécus de naissance.

Chaque technique basée sur la respiration a des caractéristiques et des bénéfices qui lui sont propres.

 

CARACTÉRISTIQUES SPÉCIFIQUES

Cette respiration reproduit un rythme naturel et dont les quatre principales caractéristiques sont les suivantes :

- l’inspiration est le temps dynamique,

- l’expiration est complètement relâchée,

- l ’inspiration et l’expiration sont dites connectées, sans temps de pose entre les deux,

- après quelques minutes s’enclenche un cycle naturel d’environ 45 mn à une heure

La séance s’effectue le plus souvent en position allongée. Elle débute par une relaxation qui permet de relâcher les tensions. Une fois cette détente acquise, un choix conscient d’ouverture de la respiration est fait, et c’est le début du cycle physiologique qui, chez l’adulte dure environ une heure. Cette notion de cycle est essentielle.

L’inspiration

L’inspiration est douce et ample, effectuée dans une dynamique d’ouverture et d’accueil du souffle. C’est le temps dynamique de la respiration. Nous sommes invités à explorer nos zones de confort et d’inconfort en respirant progressivement de façon plus ample et/ou plus rapide.

L’expiration

L’expiration se produit dans la détente la plus complète, par simple élasticité musculaire, sans forcer, comme un ballon qui se vide, sans aucune poussée, aucune retenue, aucun contrôle. Nous pouvons la comparer au soupir d’aise ou au bâillement, un vrai mini-rebirth : grande inspiration, expiration complètement relâchée ! C’est une école de lâcher-prise.

Inspiration et expiration sont connectées

L’inspiration et l’expiration sont dites connectées : elles se suivent sans pause, sans temps de suspension, telles les vagues d’une mer calme en bord de plage, tel le flux et le reflux. Leur son et leur rythme régulier, propre à chacun, deviennent nos guides.

Après quelques minutes s’enclenche un cycle naturel

Ce cycle peut être considéré comme une danse entre nos centres nerveux respiratoires dans le cerveau, l’un archaïque, l’autre plus récent dans l’évolution de l’homme. Le centre respiratoire archaïque, nous permet de respirer de façon autonome, sans avoir à y penser. Le centre plus récent est en relation avec la partie plus personnelle de notre cerveau et nous permet de maîtriser notre respiration. Dans un cycle respiratoire, ces deux centres sont activés et entrent en relation tel un couple de danseurs.

Il en est de même pour nos deux grands systèmes nerveux autonomes, sympathique et parasympathique, qui vont se réguler.

Au début de la séance, nous lançons consciemment la respiration et de nombreuses sensations peuvent apparaître en relation avec le système sympathique : pesanteurs, tensions, douleurs, peurs… Elles sont, non pas provoquées, mais révélées par la respiration et nous en devenons simplement plus conscients. Ces sensations désagréables disparaissent toujours si nous continuons le cycle en accueillant ‘ce qui est’ et en amenant de la détente à chaque expiration.

Totale présence à soi et acceptationde ce qui vient,sont des éléments clés à tout processus d’évolution. En respirant, nous accueillons toute sensation, émotion, pensée qui émerge, nous la reconnaissons et la laissons s’exprimer et se dissoudre sans nous y accrocher.

En début de cycle, surtout lors des premières séances, il est fréquent de rencontrer des turbulences physiques et/ou émotionnelles qui seront vécues avec le soutien du praticien expérimenté. L’invitation est à garder le cap, à faire confiance au souffle qui permet de traverser cette zone et d’aller au-delà, telle le franchissement du plafond nuageux en avion avant d’être en pleine lumière.

Après quinze à trente minutes, les sensations prennent une autre coloration : fins picotements, vagues cheminant dans tout le corps, images, sons, prises de conscience, autant de manifestations énergétiques que nous apprenons peu à peu à reconnaître et qui donnent une réalité à ce flux vital qui circule en nous. Plus nous y sommes ouverts sans résistance, plus ses sensations sont ténues, subtiles. S’installent progressivement une paix profonde, un calme infini, un sentiment d’unité.

Enfin intervient la phase d’intégration qu’il est essentiel de respecter en lui accordant le temps nécessaire pour nous permettre d’engrammer, de nous approprier cette nouvelle expérience, d’établir de nouveaux ancrages, de laisser naître un sentiment de complétude.

 

BÉNÉFICES

La respiration agit sur tous les plans de notre être, sur les plans physiques et psycho-émotionnels, à des degrés variables selon la séance.

Sur le plan physique

Le rebirthing nous amène à une profonde détente, une meilleure conscience du corps, un affinement des perceptions sensorielles.

Les sensations pouvant apparaître, surtout en début de pratique (picotements, fourmillements, tensions) révèlent un état préexistant. Lorsqu’il s’agit de tensions, rappelons qu’elles ne sont pas induites par la respiration. La meilleure circulation d’oxygène et d’éléments subtils dans des zones un peu engourdies procure des sensations inhabituelles qui toujours s’atténuent et disparaissent si nous poursuivons un cycle énergétique complet.

Sur le plan physiologique

Rappelons que les échanges gazeux, se font bien sûr au niveau pulmonaire, mais aussi au niveau cutané et cellulaire. Le poumon est en lui-même un important organe excréteur. Il arrive qu’en séance, on sente des produits anesthésiques, éliminés via les poumons, après avoir été stockés dans le foie parfois depuis des décennies. Lors d’une séance, il se produit initialement une légère chute, puis une nette augmentation du taux de gaz carbonique dissous dans le sang (PaCO2) . Ceci a pour effet fondamental de favoriser la livraison de l’oxygène transportée par l’hémoglobine vers les tissus. Plus ce taux est élevé et plus l’oxygénation des tissus est effective. Depuis notre naissance, ce taux de PaCO2 a tendance a diminuer, avec pour autres conséquences en chaîne : une acidification du milieu, une déficience du système immunitaire et la porte ouverte aux maladies. Les séances de respiration inversent donc ce processus.

Sur le plan émotionnel

Nous avons tous été éduqués à réprimer certaines émotions, et un bon moyen a été de restreindre notre capacité pulmonaire. Le simple fait de reprendre une respiration ample et détendue permet à ces émotions de suivre leur cours. Si elles surgissent, il suffit de les accueillir tout en continuant à respirer et de les relâcher. Nous avons vu que les centres respiratoires du cerveau, dont le centre archaïque limbique voisin des centres émotionnels profonds, sont activés. Il arrive que des mémoires anciennes, de naissance, in-utéro, voire de conception, surgissent dans une réalité psycho-corporelle saisissante.

Au niveau mental

Le foisonnement de nos pensées se calme, comme dans tout processus méditatif. La pensée devient plus claire et des prises de conscience peuvent se faire.

A l’électroencéphalogramme, on observe une diminution des ondes alpha et béta, propres à notre activité corticale, et une augmentation notable des ondes théta (50%) et delta (jusqu’à 200%) .

Les ondes delta correspondent à l’activité prédominante du cerveau du bébé où la réalité n’apparaît pas encore structurée : le monde est perçu dans son unité, comme un tout, un monde fusionnel sans limite distinctive, pas même entre le bébé et sa mère.

De 2 à 5-6 ans, les ondes théta se développent et prédominent : ceci correspond à l’apprentissage des grands principes universels tels que l’amour, la douleur, le pouvoir, le père, la mère. Nous commençons à percevoir ce que Carl Jung appelle les archétypes de vie, ou archétypes de notre subconscient collectif.

Mieux vaut dans cette démarche être prêt au changement, avoir un esprit ouvert, accepter de se laisser surprendre. Le Rebirthing est une école de ‘lâcher-prise’.

S’il est difficile de faire l’économie des libérations émotionnelles nécessaires, interviennent rapidement : meilleure conscience du corps, des émotions, confiance en soi, confiance dans les autres, dans la vie, dans le souffle, ouverture, harmonie entre le corps et l’esprit, sentiment de "renaissance".

Les prises de conscience de nos anciennes attitudes et formes de pensées, certes protectrices mais limitantes, sont autant d’invitations à poser des actes en accord avec nos nouvelles aspirations

Il est recommandé au début d’être accompagné par un professionnel, puis cette pratique peut se faire en autonome.